Les chefs passent à table

#TalentsGuadeloupe : Portrait de Dru Bathilde Matthias

Présente-toi !

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J’ai 29 ans et je suis originaire de la Guadeloupe. J’ai fait mes études au lycée hôtelier Archipel Guadeloupe. Puis, j’ai travaillé pendant 2 ans en tant qu’apprenti aux Ministères des Affaires Etrangères et 2 ans dans une grande brasserie parisienne « Le café de la paix ». Je suis passé par le Palace le Shangri la,  le restaurant Les ombres qui est sur le toit du musée du quai Branly, j’ai aussi fait l’ouverture du premier hôtel Fauchon à Paris la Madeleine.

Actuellement, je suis Chef Junior au Bistrot Lahaut à Suresnes.

Comment t’es venue l’envie de pratiquer ce métier?

L’envie de faire la cuisine a toujours été là. Je suis issu d’une famille monoparentale et c’était la tâche que je prenais le plus de plaisir à faire pour partager la vie du foyer et soulager ma mère.

Mon parrain qui est chef pâtissier m’a aussi beaucoup inspiré. Je me rappelle que tout le monde admirait son travail.  Aussi,  les premières émissions de cuisine sont arrivés exactement au moment du choix de l’orientation…

Pour moi c’était une évidence j’ai toujours voulu faire de la cuisine.

Quelles sont les qualités indispensables pour œuvrer en cuisine ?

Les qualités indispensables: la rigueur, l’envie de bien faire, la passion, être curieux…  il y’en a tellement…

Comment définirais-tu ta cuisine?

Ma cuisine est classique (rires) même trop classique par rapport à mon style de tous les jours et mon tempérament selon certains amis du métier.

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Carpaccio de St jacques, avocat et agrumes – Photo DB.M

Où puises-tu ton imagination ?

Je suis convaincu que l’on n’invente rien en cuisine. On innove pas mais on s’inspire et je m’inspire de toutes les personnes que j’ai côtoyé dans mon métier.  C’est ce qui fait la beauté du métier : tu peux avoir tous les bouquins de cuisine, les avoir lu plus de 60 fois chacun, il n’y a que la pratique qui fait qu’on apprend.

Plutôt innovation ou tradition?

Je dirai tradition innovante.  Il faut suivre les codes. Je ne suis pas fan des révolutionnaires sans rien leurs enlever mais un dessert est un dessert.  Je veux du sucre. Un plat classique réussi est toujours mieux qu’une innovation ratée.

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Meli Melo de melon et pastèque à l’estragon – Photo DB.M

Un restaurant pour toi c’est quoi?

Un restaurant c’est l’endroit où en tant que chef, je dois m’épanouir.  On passe notre vie au travail et on veut que les personnes que l’on sert soit heureuse quand elle reparte. C’est notre but à tous.  Donc un restaurant est un endroit où on veut bien manger, passer une agréable soirée et revenir.

Que doit absolument y retrouver?

Un accueil chaleureux, un service de qualité, une cuisine goûteuse… c’est aussi simple que ça.

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Poêlée de la mer, farfalle à l’encre de seiche – Photo DB.M

En cuisine c’est jamais sans ?

Mes couteaux et mon tablier !  Je ne peux pas travailler sans. Sinon la bonne humeur aussi bien sûr !

Quelle est la recette ou la réalisation dont tu es le plus fier?

C’est une recette mise au point avec un de mes chefs : un risotto de pâte poulpe et couteau. Elle fait mouche à tous les coups.

Quelques bonnes tables à nous conseiller aux Antilles ou ailleurs?

  • Chez mon pote Nema Stephane en Martinique. Bien que je n’y sois jamais allé, c’est un talentueux cuisinier donc foncez ! (NDLR : Restaurant Simon à Fort-de-France)
  • Le Mezzo Mezzo à Baie-Mahault en Guadeloupe.
  • Le Renaissance Trocadéro chez Xavier Pistol on était à l’école ensemble et il propose une cuisine fusion c’est vraiment cool.
  • Le bistrot Lahaut à Suresnes où je travaille bien sûr (rires).

Que conseilles-tu aux jeunes cuisiniers qui s’apprêtent à se lancer?

D’être vraiment sûr de leurs choix …

Je ne conseille à personne de commencer ce métier en toute honnêteté.  Je n’aurai jamais pensé que ce serait si dur. Ce n’est pas comme à la télé on passe des heures et des heures en cuisine de 8h à 23h et le lendemain rebelotte…

Pourtant,  moi le premier,  je suis heureux dans une cuisine donc si on se lance, on se donne les moyens d’y arriver et on se donne à 110%. Le travail paie toujours.

 

Où le retrouver?

Au resto :

Site : Bistrot La Haut

La Haut se situe dans le secteur du Mont Valérien, à moins de 10 minutes du Bois de Boulogne.

Ouvert du lundi au vendredi

Adresse : 70 avenue Franklin Roosevelt 92150 SURESNES

Tél: 01 45 06 22 66

 

Sur les réseaux:

Foodîles est un média gourmand qui a pour ambition de mettre en avant les talents culinaires de nos Iles de Guadeloupe : restaurants, chefs, agro-transformateurs sont autant de talents au service de la promotion de notre territoire.

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